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:: Les lois du Kuni d'Uchi ::

 
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Heishi_Tocke
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MessagePosté le: Sam 17 Avr - 19:31 (2010)    Sujet du message: Les lois du Kuni d'Uchi Répondre en citant




Citation:
CODE DE LOIS HONORABLES DU DAIMYO D'UCHIEn vigueur dans le Kuni d'uchi, à partir de maintenant. Tous se doivent de le respecter.


LA BONTÉ et LA BIENVEILLANCE : SHINSETSU Vertu de base selon le confucianisme, la bonté et la bienveillance dénotent une grande humanité. Elles nous incitent à l'entraide, à être attentif à notre prochain et à notre environnement, à être respectueux de la vie. Conçue comme un trait féminin, la bienveillance vient équilibrer la rectitude et la justice dure, deux traits perçus comme masculins. La bienveillance inclue l'amour, l'affection pour les autres, la sympathie et la noblesse des sentiments. La bienveillance peut exister sans échange mais elle reste un sentiment constructif, fait de compréhension et d'amitié, une des formes de la bonté. La bienveillance est aussi l'indulgence pour les lacunes et défaillances d'autrui, et un encouragement pour les aptitudes naissantes. 

LA DROITURE : TADASHI 
La rectitude, est le précepte le plus incontestable de tout le code. C'est suivre la ligne du devoir, sans jamais s'en écarter. Loyauté, honnêteté et sincérité en sont les piliers. Elles nous permettent de prendre sans aucune faiblesse une décision juste et raisonnable. Un Bushi célèbre la définit ainsi : " La rectitude est le pouvoir de prendre, sans faiblir, une décision dictée par la raison. Mourir quand il est bien de mourir, frapper quand il est bien de frapper ".Quelles que soient ses qualités, ses faiblesses ou sa position sociale. Savoir traiter les personnes et les choses avec déférence et respecter le sacré est le premier devoir car cela permet d'éviter de nombreuses querelles et conflits. Rien n'est plus repoussant que de traiter en secret et d'agir par traîtrise. La droiture engendre le respect à l'égard des autres et de la part des autres. La politesse est l'expression de ce respect dû à autrui. Mais cette rectitude pourrait dégénérer si elle n'était soutenue, par l'audace et l'endurance du courage. 

LE COURAGE : YUUKAN 
La force d'âme qui fait braver le danger et la souffrance s'appelle le courage. Ce courage qui nous pousse à faire respecter, en toutes circonstances, ce qui nous paraît juste, et qui nous permet, malgré nos peurs et nos craintes, d'affronter toutes les épreuves. Confucius définit ainsi le courage : " Sachant ce qui est juste, ne pas le faire démontre l'absence de courage. Donc, le courage est de faire ce qui est juste ".Le courage est une vertu si seulement il y a droiture. Courir toutes sortes d'aventures désordonnées, s'exposer sans raisons justes, n'est pas de la bravoure. Un prince samouraï disait : " C'est le propre du vrai courage de vivre quand il faut vivre, et de mourir seulement quand il faut mourir ". Un homme vraiment brave garde toujours sa sérénité et sa lucidité. Dans les catastrophes, les dangers, les souffrances, la mort, il garde la maîtrise de soi. Maîtrise et impassibilité ne sont ni contrainte ni raideur, mais détente et paix, issues de l'absence de peur. 

LE RESPECT : SONCHOO 
Sans modestie, aucun respect n'est possible, sans respect aucune confiance ne peut naître. Sans confiance aucun enseignement ne peut être donné, ni reçu. 
Cette attitude de respect doit s'étendre au dojo, où l'enseignement est donné, et la voie recherchée. Elle doit englober aussi les partenaires dans la même recherche. S'il y a respect, il ne peut y avoir vulgarité. L'âge, qui implique l'expérience de la vie, les anciens dans l'étude, les grades élevés, les débutants, les faibles, doivent être l'objet du respect passif et actif. A son tour, en cela, il doit être un modèle. Il faut surtout éviter la critique et le dénigrement des autres, car cette néfaste habitude a pour but inconscient de se louanger soi-même. " Un tel est ainsi ", cela sous-entend : " je ne suis pas comme lui ". " Un tel a fait, a dit telle chose ", cela sous-entend : " Moi je n'aurais pas dit, ou pas fait cela ". Rabaisser autrui est un moyen facile de se grandir, relativement à peu de frais. De telles pratiques sont indignes. C'est de la prétention inconsciente. C'est seulement en travaillant sur ce qui nous manque qu'on peut s'améliorer. 
Pour respecter les autres, il faut pouvoir résister à ses propres émotions d'irritation, de colère, de désir, de peur, etc. La force d'âme, combinée au respect d'autrui et à la politesse, qui ne veut pas blesser ou gêner les autres, aboutit à une attitude stoïque, le contrôle de soi. 

LE CONTRÔLE DE SOI : SEIGYO 
Laisser paraître ses émotions sur le visage ou dans ses gestes est un manque de force. Le code d'honneur et de la morale traditionnelle enseignée est basé sur l'acquisition de cette maîtrise. Une grande partie de l'apprentissage est basée sur cette vertu. Cela doit être la qualité essentielle. Il représente la possibilité de maîtriser nos sentiments, nos pulsions et de contrôler notre instinct. 
On raconte l'histoire d'un père qui passa des nuits entières derrière la porte à écouter la respiration de son enfant malade : il ne voulait pas être surpris dans cet état de faiblesse paternelle. Il cite aussi le cas d'une mère qui, à ses derniers moments, s'abstint d'envoyer chercher son fils pour qu'il ne fut pas dérangé dans ses études. Les histoires héroïques de ce genre abondent, et trouvent toujours une résonance profonde dans le coeur des Japonais. 
Certains pouvaient atteindre un haut degré de douceur pacifique. " Quand les autres disent du mal de toi, ne rends pas le mal pour le mal, mais réfléchis que tu n'a pas été non plus toujours fidèle dans l'accomplissement de tes devoirs ". 

L' HONNEUR : MEIYO 
Les enfants sont élevés avec un sentiment aigu de l'honneur, leurs parents manifestent eux-mêmes un attachement plus grand à l'honneur qu'à la vie. L'honneur, qualité essentielle, établit notre attitude et notre manière d'être vis à vis des autres. C’est une intense conscience de la valeur de la dignité personnelle . Nul ne peut se prétendre Budoka (guerrier au sens noble du terme) s'il n'a pas une conduite honorable. Du sens de l'honneur découlent toutes les autres vertus. Il exige le respect du code moral et la poursuite d'un idéal, de manière à toujours avoir un comportement digne et respectable. 
Toute infraction à l'honneur est ressentie et appelée "ren-shi-shin" (un sens de la honte). La désobéissance au code ou à un supérieur produisait un sentiment de culpabilité et de honte. Le sens du déshonneur était ainsi le stimulant suprême pour corriger la conduite. Un samouraï, dans sa jeunesse, refusa de laisser entamer sa réputation par une compromission légère : " parce que, disait-il, le déshonneur est pareil à une cicatrice sur un arbre que le temps, au lieu d'effacer, agrandit tous les jours ". 
Mais ce sens de l'honneur, s'il est mal compris, a donné lieu à des exagérations morbides. Ceux qui n'avaient sacrifié, par avance, que leur corps, mais cultivaient inconsciemment un égoïste amour d'eux-mêmes et un orgueil arrogant, croyaient, pour un oui ou un non, devoir laver dans le sang de pseudo atteintes à leur honneur. Heureusement, chez les samouraïs, s'offenser d'une provocation légère était ridiculisé comme un manque de contrôle de soi. Selon un dicton populaire;Supporter ce qu'on croit ne pas pouvoir supporter voilà qui est réellement supporter . 
" Il est dans la nature de tout homme d'aimer l'honneur, mais ce qui est vraiment honorable réside en chacun et non ailleurs. L'honneur que les hommes confèrent n'est pas le véritable honneur ".L'approbation des hommes et la gloire du monde n'est pas l'honneur. Mais l'honneur est attaché à la manière d'être, à la fidélité, à la parole, à un ami, un Maître, un Idéal, ou à la vérité. C'est pourquoi le devoir de fidélité est un des piliers. 

LA FIDÉLITÉ : CHUJITSU 
Il n'y a pas d'honneur sans fidélité et loyauté à l'égard de certains idéaux et de ceux qui les partagent. La fidélité symbolise la nécessité incontournable de tenir ses promesses et remplir ses engagements. La fidélité nécessite la sincérité dans ses paroles et dans ses actes. Le sentiment de fidélité a une importance capitale. Ce lien a évolué mais il n'a pas pour autant disparu. Aujourd'hui, il convient de faire preuve de fidélité et de loyauté, par exemple à l'égard de sa patrie, y compris, pour la défendre, l'éventuel sacrifice de la vie. Celui qui se dérobe à ce devoir est considéré comme un lâche ou un traître. 
En Chine, Confucius faisait de la fidélité et la loyauté à l'égard des parents le premier des devoirs humains. Dans l'Inde, ces devoirs occupent une grande place. Au Japon également. Mais, dans l'Inde, la première place revient au Maître spirituel ; au Japon, elle revient à l'Empereur qui incarne pour les japonais le YAMATO, l'âme même du pays. Ce qui est important, c'est que, quel que soit le motif, l'objet de la fidélité et du loyalisme, ce sentiment existe. 
Mais, toutes ces fidélités et loyautés, ont un dénominateur commun. C'est la consécration de sa vie à quelque chose de plus grand que soi, et que les possessions humaines ou matérielles. Celui qui ne vit que pour soi ou ses possessions humaines ou matérielles, est un vivant de qualité médiocre, qui ne sauvera finalement aucune de ses possessions, ni même sa vie, puisque tôt ou tard il mourra. 
Les principes directeurs du BUSHIDO restent toujours vrais, mais doivent être adaptés à des situations nouvelles. Les relations de Maître à disciple sont le grand idéal humaniste traditionnel. Son application dans la vie tout entière offre un large champ de réalisation des principes du BUSHIDO. Il convient donc que les gens s'en inspirent, le respectent et le vivent. 

LA SINCÉRITÉ : SEIJITSU 
Le mensonge et l'ambiguïté engendrent la méfiance qui est la source de toutes les désaccords. Le salut est l'expression de cette sincérité, c'est le signe de celui qui ne déguise ni ses sentiments, ni ses pensées, de celui qui veut être authentique. L'honnêteté était une extension de la vision du courage que le bushi avait, aussi s'efforçait-il de rester honnête dans toutes les situations. Confucius va plus loin : " La sincérité est la fin et le commencement de toutes choses, sans la sincérité, rien n'existerait ".L'idéogramme chinois qui signifie sincérité est une combinaison de " Parole " et de " Perfection ". 
Le BUSHIDO tient le mensonge ou l'équivoque pour une égale lâcheté. Une promesse ainsi faite est tenue, sans preuve nécessaire de cet engagement. Il n'y a pas de différence entre vérité et réalité. Cependant il peut exister des préséances entre le vrai et le réel. C'est alors que doit intervenir le discernement. Si un malade demande à un médecin : " quelle est la gravité de mon état ? ". Le médecin en répondant : " ce n'est pas grave, vous serez bientôt guéri ", bien qu'il sache le contraire, obéit à une vérité d'un ordre supérieur : préserver le moral, dont les chances minimes de guérison de son malade ; ne pas troubler et accabler inutilement son prochain et son entourage. Il en est de même de la politesse. Parfois dire la vérité est une cruauté inutile. Cacher une disgrâce, une laideur, une antipathie est un acte de compassion qui obéit à une réalité d'un ordre supérieur à la Vérité immédiate. 
La passion du BUSHIDO pour la franchise, la loyauté, a sa source dans le courage, mais aussi dans le besoin de limpidité, de pureté, d'harmonie et de cohérence. Tout ce qui entache cet état est déshonorant. 

LA MODESTIE et L' HUMILITÉ : KEN 
Les relations enseignant élève sont impossibles sans modestie. Si le budoka devient l'ambassadeur du code moral, il se doit de rester humble et ne pas flatter son ego. L'orgueil et la vanité freinent considérablement l'apprentissage de ce code. La bonté et la bienveillance ne peuvent s'exprimer sincèrement sans modération dans l'appréciation de soi-même. Savoir être humble, exempt d'orgueil et de vanité, sans faux-semblant est le seul garant de la modestie. 
Comme toutes les autres bases du BUSHIDO, la modestie a ses véritables racines dans la sincérité et la vérité. Une modestie, qui n'est qu'une forme purement extérieure de la politesse, ou une habileté pour se concilier l'opinion, n'est pas la véritable modestie. Une fausse modestie peut être une des formes les plus dangereuse de la vanité, ou de la peur : " Je me mettrai si bas, que nul ne pourra m'y mettre davantage ", n'est rien d'autre que la formule d'un calcul bassement utilitaire. 
L'homme vraiment modeste ne désire pas s'abaisser, mais simplement s'apprécier, selon la vérité et la justesse, avec sincérité et honnêteté. La vanité aime parader, même si elle proclame une valeur irréelle ou médiocre. Le désir d'être admiré, aimé, respecté, pour légitime qu'il soit, n'est admissible que si la valeur est authentique. 
Ce désir est à l'origine de bien des exploits et aussi de bien des erreurs. Celui qui dit : "Je suis modeste" , cesse de l'être à cet instant précis .Le culte de la modestie consiste donc, d'abord, à être conscient de l'immodestie et de la propension à affirmer, à soi-même et aux autres, des valeurs inexistantes. Il consiste, ensuite, à concentrer l'attention sur ce qui manque, objectivement, avec la ferme volonté de se transformer. 
Enfin, il est important de savoir apprécier, respecter et aimer la valeur chez les autres, amis ou ennemis, et les prendre pour référence. On risque peu à peu les surestimer, tout en les sous-estimant. 

Accepté à l'unanimité par le Conseil d'uchi et par le Daimyo




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MessagePosté le: Sam 17 Avr - 19:31 (2010)    Sujet du message: Publicité

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